- il y a 50 minutes
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SweetComplicity,
je viens de prendre connaissance de tes deux derniers messages et je le regrette sincèrement. Une sexualité épanouie au sein de son couple reste, à mes yeux, l’essentiel.
Pour ma part, j’ai eu la chance de guider ma compagne vers le partage de mes fantasmes… et, chemin faisant, Miss est arrivée à cette douce certitude : jamais un autre homme ne saurait lui offrir davantage de plaisir. Cette complicité nous a pourtant ouvert la porte à un jeu de couple délicieusement troublant, renforçant encore notre lien.
Je me permets toutefois un commentaire bienveillant à l’attention d’autres hommes qui pourraient se reconnaître dans ta situation. Lorsque je lis que le fait qu’elle se soit dérobée à l’idée de visiter un club ne t’a pas semblé grave, car ce n’était pas ta priorité, j’aimerais apporter une nuance.
Croire que l’on peut amener sa femme à envisager le partage simplement en abordant le sujet frontalement est, selon moi, une illusion. Rares sont les couples où la discussion provoque un enthousiasme immédiat, surtout lorsque l’union est déjà harmonieuse.
J’ai tendance à dire que cela se vit comme un chemin. Ma compagne est, comme la tienne, amoureuse, fidèle et comblée, avec des plaisirs partagés presque quotidiens. Si je lui avais exposé mon fantasme de manière abrupte, j’aurais moi aussi reçu un refus clair et définitif.
J’ai donc préféré l’inviter, pas à pas, à effleurer cet univers : par des scénarios à trois murmurés sous les draps, par des jeux d’imagination qui ont peu à peu installé entre nous une véritable complicité sexuelle. Un espace intime où chacun peut exprimer ses envies sans crainte, et qui a permis à Miss de passer de « je n’ai pas de fantasmes » — réalité fréquente chez de nombreuses femmes en couple, souvent marquées par des conditionnements inconscients — à « oui, j’ai des fantasmes ». Cette étape est essentielle ; elle libère tant de possibles…
Visiter un club constitue souvent la première transgression douce : celle d’un lieu interdit, chargé de promesses. Une visite qui n’oblige à rien. Nous-mêmes avons franchi ces portes deux fois sans rien faire, puis à d’autres occasions, nous nous sommes simplement retrouvés à deux, dans l’intimité feutrée d’une pièce câline, porte close.
C’est un parcours qui peut s’étendre sur plusieurs années.
Lui as-tu déjà demandé, simplement, si elle avait des fantasmes ?
Passer à l’acte ne se résume pas à poser la question du partage : il faut rassurer, envelopper, lui offrir la certitude que cela n’altérera ni ton amour ni l’image qu’elle a d’elle-même.
Les hommes raisonnent souvent avec le désir immédiat ; les femmes, elles, envisagent d’abord les conséquences sur le couple… dit très simplement.
Je te souhaite sincèrement beaucoup de douceur et de patience pour la suite.