Ballade de la nuit sans lune,
Bloquée dans ce maudit château !
Il eût mérité un râteau,
Cet amant que j’ai cru idoine.
Il m’a fait le coup de la panne…
Pour de vrai. Pauvre Dom Juan
Déboulonné si prestement.
La nuit sournoise m’emprisonne.
Réchauffe-moi, épée friponne !
Avec rouerie, un vent coulis
Glisse en silence vers le lit.
Je me colle contre son corps.
En vain. Hélas, déjà, il dort.
Frigorifiée, de guerre lasse,
Je fuis ces draps cousus de glace.
Dans l’obscurité, je tâtonne.
Réchauffe-moi, épée friponne !
Belle aux désirs se réveillant,
Je suis une lueur d’argent
Qui me conduit jusqu’à cet huis.
Voici le rêve de mes nuits.
Ses yeux noirs m’enlacent et me fouillent.
Mes mains caressent sa quenouille,
Et toutes mes envies détonent.
Réchauffe-moi, épée friponne !
La nuit a duré très longtemps.
Point de panne avec cet amant ;
À chaque coup, il carillonne.
Réchauffe-moi, épée friponne !
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