La bonne, la brute et l’amant,
Un mari qui coulait des jours heureux
Voulut devenir conjoint licencieux,
Pour faire taire ses amis, envieux
De son bonheur qui leur crevait les yeux.
Pour convaincre sa femme, sa tâche fut rude ;
Bien que l’élue de son cœur ne fût pas si prude.
Ayant surmonté son initiale hébétude,
Elle bénit ce « oui » de sa béatitude.
L’épouse avait reçu de son homme, en cadeau,
L’immense privilège du “double zéro“.
Permise de jouer à la bête à deux dos,
Elle usa de cette licence crescendo.
Avec ses amants, elle perdit sa pudeur
Toujours plus avide de leur mâle verdeur ;
Sidérant son mari, dépassé par l’ardeur
De sa cocufieuse couronnée de splendeur.
Lui qui de cet état se croyait force brute,
Voyait, hagard, sa femme jouir sous les culbutes
Si bonnes des amants et de leur haquebute.
De maître à mari cocu, en quelques minutes
sonnerie-le-bon-la-brute-et-le-truand.mp3
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