Climax,
Est-ce mon destin, ce que je voulais ?
L’encens de ma foi brûle, révélée.
Je souhaitais que ma mie se libérât
En vivant intensément son karma,
Qu’elle abandonnât la fidélité
Jurée, pour une folle volupté.
Depuis des années, je plonge en apnée,
Au son des orgasmes de mon aimée.
C’est mon grand honneur d’être devenu,
Outre son mari, son très fier cocu.
Je l’imaginais lors d’ébats brûlants,
Où, avec un mâle, s’entremêlant,
Elle franchirait le septième ciel
Sous les assauts de sexes substantiels.
Ces espoirs sont aujourd’hui dépassés,
Et notre union toujours plus renforcée.
Tes partitions sont allées crescendo ;
Initial largo, final scherzando.
Pour mon sexe encagé, je l’ai voulu.
Ne voyez pas en moi un La Balue.
Ma chérie n’est pas Louis XI en jupon,
Tant elle incarne l’essence du bon.
Je rêvais que tu jouisses à perdre haleine,
Tu as fait mieux en devenant fontaine.
J’assiste à tes grandes eaux de Versailles
Jaillissant de ton pubis en bataille,
Admirant du bel amant la leçon.
De vos corps exultant à l’unisson.
Et maintenant, voici l’apothéose.
Adieu au plastique, quelle symbiose.
Nous écrivons des moments démentiels,
Orages de semence torrentiels,
Zébrant les nues de tes cris libertins.
C’était la bonne voie, j’en suis certain.
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