- 15 sept. 2021, 10:23
#2550261
Les maris candaulistes possèdent vraiment une foi chevillée au corps qui leur a permis de convertir leurs épouses à cette pratique qui sort des sentiers battus.
Prosélytes,
Trop longtemps, je n’ai cru en rien.
Ni dans les dieux, ni dans leurs saints.
Je me vivais en humaniste
Résolument matérialiste.
Je me gaussais des sacristains ;
Je ricanais des capucins ;
Je ne croyais pas au Saint-Chrême ;
Je mangeais gras lors du Carême.
Ma femme partageait mes vues
Étant même, parfois, plus crue.
La foi est en nous à présent,
Très croyants et forts pratiquants.
Tout fut changé lors d’un solstice
Où la vertu vainquit le vice.
Un collègue nous invitait
Chez lui pour dîner. Y aller
Ou pas ? Telle était la question,
Tant sa piètre réputation
Dans nos bureaux faisait le tour,
Empirant même au fil des jours.
Pour montrer notre grandeur d’âme,
L’invitation nous acceptâmes.
Ne sachant sur quel pied danser,
Nous partîmes sans nous presser.
Mais le destin se fit taquin.
En dégageant notre chemin.
Nous fûmes chez lui en avance,
Et nous ignorions notre chance.
La maison semblait vide et close.
Pourtant, des essences de rose
Venaient titiller nos narines.
Voyant que l’huis de la cuisine
Était entrouvert, nous entrâmes.
Dans le salon, jouant aux dames,
Deux hommes, nus comme des vers,
Plantaient leurs bâtons en dévers
Au creux de la bouche accueillante
D’une femme accorte et charmante.
Enfin, mon collègue nous vit.
Nu aussi, goguenard, il dit :
« Quelle affreuse tête vous faites
Joignez-vous plutôt à la fête.
J’ai oublié votre venue,
Tant j’ai besoin d’être cocu.
Mes amis, mettez-vous à l’aise,
Car ici c’est tout pour la baise ».
Nos corps furent pris de chaleur
En voyant ces deux cocufieurs
Faire bramer la belle dame
De leurs gros dards tout feu tout flamme.
En un clin d’œil, nous fûmes nus,
Convertis à la foi du cul
Grand libérateur de nos cœurs
Quand son credo est partageur.
Ma femme ce jour-là, sans moi,
Jouit tant qu’elle grimpa au toit.
De la voir ainsi défoncée
Me plut. Ma voie était tracée.
Nous voici donc des prosélytes
Avec nos frères cénobites.
Époux, laissez donc d’autres bites
Coulisser dans vos Aphrodites.
Comme jamais, vous banderez,
Quand, après, vous les baiserez.
Nous sommes toujours humanistes,
Mais désormais, des candaulistes.
Prosélytes,
Trop longtemps, je n’ai cru en rien.
Ni dans les dieux, ni dans leurs saints.
Je me vivais en humaniste
Résolument matérialiste.
Je me gaussais des sacristains ;
Je ricanais des capucins ;
Je ne croyais pas au Saint-Chrême ;
Je mangeais gras lors du Carême.
Ma femme partageait mes vues
Étant même, parfois, plus crue.
La foi est en nous à présent,
Très croyants et forts pratiquants.
Tout fut changé lors d’un solstice
Où la vertu vainquit le vice.
Un collègue nous invitait
Chez lui pour dîner. Y aller
Ou pas ? Telle était la question,
Tant sa piètre réputation
Dans nos bureaux faisait le tour,
Empirant même au fil des jours.
Pour montrer notre grandeur d’âme,
L’invitation nous acceptâmes.
Ne sachant sur quel pied danser,
Nous partîmes sans nous presser.
Mais le destin se fit taquin.
En dégageant notre chemin.
Nous fûmes chez lui en avance,
Et nous ignorions notre chance.
La maison semblait vide et close.
Pourtant, des essences de rose
Venaient titiller nos narines.
Voyant que l’huis de la cuisine
Était entrouvert, nous entrâmes.
Dans le salon, jouant aux dames,
Deux hommes, nus comme des vers,
Plantaient leurs bâtons en dévers
Au creux de la bouche accueillante
D’une femme accorte et charmante.
Enfin, mon collègue nous vit.
Nu aussi, goguenard, il dit :
« Quelle affreuse tête vous faites
Joignez-vous plutôt à la fête.
J’ai oublié votre venue,
Tant j’ai besoin d’être cocu.
Mes amis, mettez-vous à l’aise,
Car ici c’est tout pour la baise ».
Nos corps furent pris de chaleur
En voyant ces deux cocufieurs
Faire bramer la belle dame
De leurs gros dards tout feu tout flamme.
En un clin d’œil, nous fûmes nus,
Convertis à la foi du cul
Grand libérateur de nos cœurs
Quand son credo est partageur.
Ma femme ce jour-là, sans moi,
Jouit tant qu’elle grimpa au toit.
De la voir ainsi défoncée
Me plut. Ma voie était tracée.
Nous voici donc des prosélytes
Avec nos frères cénobites.
Époux, laissez donc d’autres bites
Coulisser dans vos Aphrodites.
Comme jamais, vous banderez,
Quand, après, vous les baiserez.
Nous sommes toujours humanistes,
Mais désormais, des candaulistes.
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Le libertinage , c'est aimer au pluriel tout en restant singulier





