Récemment, j'ai visité près de chez moi une magnifique exposition sur les jardins et les palais d'orient. Et parmi les pièces exposées, se trouvait une miniature persane du XVème siècle montrant un voyeur épiant des jeunes femmes, nues, se baignant. Ce sujet pour le moins très étonnant (serait-il encore acceptable aujourd'hui ?) m'a inspiré ce poème.
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Un jardin aux riches essences
Chamarrées. Leur simple présence
Rieuse trouble le silence
Et affole sa bienséance.
Cette présence inhabituelle
Agite l’eau intemporelle
De lignes courbes et sensuelles
Et la rend encore plus belle.
Dans la rivière ou sur la grève,
Cinq jeunes femmes en tenue d’Ève
Offrent au jardin leurs corps de rêve
Que leur candeur gonfle de sève.
Mais derrière les fleurs, se cache
Un dévot qui toujours se fâche
Quand on ne prie Dieu. Il se lâche
Dans le mensonge sans panache.
Trois fois hélas, sur notre terre,
Il n’existe point de frontière,
Qui protège les vraies prières
Des nombreux faux-culs de carrière.
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